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Sous-contraire

De façon quelque peu inattendue, le terme de “contraire” se révèle polysémique et la résolution de cette polysémie reste une question ouverte. Au hasard des lectures, quatre données, sans lien entre elles au départ, ont retenu notre attention. En premier lieu, la “quaternité” du carré sémiotique repose sur la distinction entre “contraires”: [s1] et [s2] d’une part et “sub-contraires” : [non-s1] et [non-s2]. Cette distinction a été suspectée et notamment on a fait valoir que les implications: [non-s1 -> s2] et [non-s2 ->s1] reposaient “en sous-main” sur une synonymie. En second lieu, nous avons noté que Bachelard distinguait entre deux types de “contraires” définis par leur degré de tension:«(…) on peut invoquer deux sortes de cas suivant que les contraires se dressent une hostilité décisive ou qu’on a affaire à des contrariétés minimes.» (La dialectique de la durée, p. 144). En troisième lieu, comme en passant, Sapir dans son étude sur la gradation (Linguistique, p. 225) proposait le terme de “sous-contraire”. Enfin, la structure la plus satisfaisante étant une structure à quatre postes, comme dans le quatrain orthodoxe de la versification française, le terme de “surcontraire” s’impose de lui-même, adoption qui conserve le terme de “contraire” comme générique. Ce qui revient à dire que la notion de contrariété entre en réseau en deux temps: (i) en distinguant maintenant entre “sur-contraires” et “sous-contraires”; (ii) en opposant entre eux les termes de chaque paire selon la sous-dimension jugée pertinente; ainsi à propos de l’amenuisement nous avons choisi la tonicité, mais la même procédure s’applique identiquement aux trois autres sous-dimensions. La projection en réseau et le diagramme présupposent la distinction entre “sur-contraires” et “sous-contraires”.

(voir réseaudiagrammesous-dimensionphorème)